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Sovietodyssée

A l'occasion du 20ème anniversaire de la disparition de l'URSS, 70 ans d'histoire musicale et politique sur sovietodyssee.com

Edison Denissov, un amour profond pour la France

06/06/2012 Par Pierre Morel

Le compositeur Edison Denissov est mort le 24 novembre 1996. Ancien ambassadeur de France à Moscou, Pierre Morel, qui était son ami, lui rend ici hommage.

De ma première rencontre avec Edison, qui fut le point de départ immédiat d’une vive amitié, je garde un souvenir très précis. C’était à Moscou, à l’occasion d’une réception à la Résidence en l’honneur de personnalités françaises de passage, à l’automne 1976. Jeune secrétaire d’Ambassade, je venais d’arriver. J’avais entendu quelques unes de ses œuvres grâce aux concerts du Domaine Musical, ces moments bénis de découverte à l’Odéon, et la conversation a été tout de s...

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Mstislav Rostropovitch et Alexandre Soljenitsyne: les talents qui feront notre fierté

01/05/2012 DV

En 1969, Mstislav Rostropovitch (1927-2007) accueille Alexandre Soljenitsyne dans sa datcha des environs de Moscou, dans une « zone spéciale », où les dignitaires du régime soviétique peuvent couler des jours tranquilles, protégés par la police des incursions des citoyens ordinaires. Rostropovitch, qui a reçu à 23 ans un prix Staline, la plus haute distinction de l’URSS, n’est pourtant pas à l’abri des tracasseries du KGB, pour sa défense des intellectuels inquiétés par le pouvoir, comme ses collègues musiciens, Prokofiev ou Chostakovitch.
Alexandre Soljenitsyne, lui, a été chassé de l’Union des écrivains par la section de Riazan où il demeure après son séjour au Goulag. C’est à Riazan que Rostropovitch vient lui rendre visite et l’invite à plusieurs reprises, en vain, à séjourner dans sa datcha. En 1969, Soljenitsyne finit par accepter. Il y restera jusqu’en 1971 avant à son bannissement d’URSS en 1974.
Pour Rostropovitch les ennuis commencent. Plusieurs fois, Iekatarina Fourtseva, ministre de la culture, lui a demandé de ne plus donner asile à Soljenitsyne. Il est interdit à la radio et à la télévision, ainsi que sa femme la cantatrice Galina Vichnevskaïa. Il est privé de la direction de l’orchestre du Bolchoï puis finalement autorisé à partir pour les Etats-Unis où il sera déchu de sa nationalité soviétique. En 1970, quelques temps après que Soljenitsyne a reçu le prix Nobel de littérature, Rostropovitch écrit une lettre ouverte en défense de l’écrivain. Nous en publions ici le texte intégral.

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La condamnation de 1948

22/03/2012 (traduit du russe par Martine Souquès)

Au lendemain de la  guerre, l’emprise de l’Etat se resserre sur les intellectuels. Jdanov se fait le théoricien du « réalisme socialiste ». Ceux qui s’en écartent sont accusés de formalisme petit-bourgeois. En 1948, les plus grands compositeurs soviétiques, parmi lesquels Chostakovitch et Prokofiev, sont publiquement dénoncés par le Parti communiste. Les condamnations par le Comité central sont publiées dans la Pravda, le 11 février 1948.

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Un concours en 1943 pour le nouvel hymne national

12/03/2012 Par Thomas Ferenczi

Chostakovitch et Khatchatourian s’associent à la demande de Staline mais c’est la proposition d’Alexandrov qui est retenue

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Jdanov et le réalisme socialiste

06/03/2012 Par Thomas Ferenczi


Placé sous la tutelle de l’Etat, l’art avait pour fonction, au temps de l’Union soviétique, de participer à l’éducation idéologique des masses. Pour le pouvoir communiste, les considérations politiques l’emportaient sur les exigences artistiques.

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Elan patriotique pendant la Grande guerre

02/02/2012 Par Daniel Vernet

Après les purges des années 1930, la Deuxième guerre mondiale est un moment à la fois de mobilisation des musiciens, comme des autres intellectuels et artistes, et de relative liberté de création, l’élan patriotique l’emportant sur le respect des formes.

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