Trump, prix Nobel... de la guerre

Alors que le président des États-Unis affichait il y a peu encore ses prétentions au prix Nobel de la paix, ses agissements ont de quoi surprendre. En effet, depuis le début de l’année 2026, Donald Trump a ordonné le bombardement du Venezuela, de la Syrie et de l’Iran. Les forces spéciales américaines ont même enlevé Nicolas Maduro, président en exercice du Venezuela, au mépris du droit international. 
La guerre déclenchée par les États-Unis et leur allié israélien le 28 février contre l’Iran est du même ressort, elle n’a aucune légitimité au regard du droit international. Cette offensive, baptisée Epic Fury, a coûté la mort à au moins 3400 Iraniens, majoritairement des civils, et offert au monde un spectacle insupportable, comme lors du bombardement d’une école de jeunes filles à Minab. Le président américain se félicite même sur les réseaux sociaux de la destruction d’infrastructures essentielles comme le pont Karaj, le plus grand du pays, ce qui constitue pourtant un crime de guerre. 
De plus, la riposte iranienne plonge tout le Moyen-Orient dans la guerre et les dommages collatéraux sont nombreux. Les alliés des États-Unis payent le prix fort, les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Koweït ou encore l’Arabie Saoudite sont durement et durablement touchés. Les impacts sur l’économie globale sont significatifs et se font ressentir jusqu’aux États-Unis où le prix des carburants monte en flèche et suscite le mécontentement de la population. La guerre en Iran y est impopulaire et même d’anciens proches de Donald Trump expriment publiquement leur désaccord. Ses alliés européens semblent dépassés par les événements et incapables de faire entendre leur voix. La France par exemple a beau demander la cessation des hostilités et notamment des bombardements sur le Liban ... sans succès.