Le futur chien de la Maison-Blanche devra être choisi en fonction de deux critères : il ne devra pas être incompatible avec les allergies de l’une des deux filles du président élu et ce chien devra de préférence être un chien de la SPA (shelter dog), « qui sont souvent, comme moi, des bâtards » (mutt), a précisé Barack Obama.
Cette “question canine” donne lieu à des commentaires politiques intéressants. William Kristol, célèbre commentateur néo-conservateur, consacre un long développement à ce sujet dans le Herald Tribune du mardi 11 novembre. « Jusqu’ici, Barack Obama n’était pas connu pour son caractère empathique », souligne-t-il, « or en parlant de son futur chien, il a su en quelques phrases nouer des liens avec tous les propriétaires de chiens en Amérique, il a parlé à tous les foyers qui se demandent quel chien choisir, il a touché tous les parents d’enfants allergiques aux animaux et il a montré de la compassion en préférant un chien de la SPA. Et il a fait preuve d’une belle astuce politiquement incorrecte en soulignant que les chiens trouvés étaient souvent des « bâtards » comme lui ».
Le coup de chapeau de William Kristol s’accompagne du commentaire ironique suivant : « If one were being churlish, one might say that it was typical of a liberal to promise the dog before delivering it. A results-oriented conservative would simply have shown up with the puppy without the advance hype ».
