« Israël attaquera très certainement les sites nucléaires iraniens dans les quatre à sept mois à venir », écrit Benny Morris. La période du 5 novembre au 19 janvier paraît la plus propice à une telle action « préventive », entre l’élection et la prise de fonctions du successeur de George W.Bush. L’objectif des Israéliens : « provoquer un retard significatif du programme nucléaire iranien, sinon sa destruction complète ». Benny Morris souligne qu’aucun dirigeant politique israélien, quelle que soit son appartenance politique, n’accepte la perspective d’un Iran doté de l’arme atomique.
Malgré son propre arsenal nucléaire, Israël ne se sent pas à l’abri de l’Iran car selon lui « l’arme de la dissuasion, ici, ne peut pas marcher comme à l’époque de la Guerre froide où des personnalités rationnelles occupaient la Maison-Blanche et le Kremlin », écrit-il. D’où l’hypothèse très sérieuse selon lui d’une « frappe préventive » des Israéliens pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe. L’attaque aérienne pourrait forcer l’Iran à stopper son programme nucléaire. Mais Benny Morris reconnaît que cette intervention devrait logiquement amener l’Iran à provoquer des représailles massives contre Israël. L’escalade pourrait s’achever par un « holocauste nucléaire », autrement dit une intervention nucléaire israélienne contre l’Iran, ultime alternative –selon l’historien- à l’acquisition par l’Iran de l’arme atomique.
Benny Morris exprime-t-il ses propres vues ou celles de tel ou tel dirigeant israélien ? Il ne cite aucune source à l’appui de son propos et la presse israélienne semble avoir fort peu parlé de cet article, contrairement à la presse américaine.
